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Le Parlement de Crimée a adopté, à une forte majorité, la déclaration d’indépendance de la péninsule, préalable indispensable au référendum déclaré illégal par Kiev. De son côté, Laurent Fabius estime que de nouvelles sanctions contre Moscou pourraient être mises en place dès cette semaine.

les occidentaux souhaitent que Moscou accepte leurs propositions pour une désescalade de la situation en Ukraine (ici une manifestation d’activistes à Moscou) - AFP - DMITRY SEREBRYAKOV
les occidentaux souhaitent que Moscou accepte leurs propositions pour une désescalade de la situation en Ukraine (ici une manifestation d’activistes à Moscou) - AFP - DMITRY SEREBRYAKOV

C'était une étape préalable et indispensable pour l'organisation ce dimanche du référendum sur l'indépendance. Ce mardi, les députés du Parlement pro-russe de Crimée ont déclaré la péninsule indépendante de l'Ukraine. Désormais et en théorie, seule un improbable vote négatif de la population pourrait empêcher le rattachement de la Crimée à la Russie.

"Une déclaration d'indépendance de la république autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol" a été adoptée par 78 des 81 députés présents, selon un communiqué de ce parlement considéré comme illégal par les autorités de Kiev. S'appuyant sur "des dispositions de la Charte des Nations Unies et de nombreux autres instruments internationaux reconnaissant le droit des peuples à l'autodétermination", les députés définissent la "République de Crimée" comme un "Etat démocratique, laïc et multiethnique, obligé de maintenir la paix interethnique et interconfessionnelle sur son territoire" explique encore le communiqué.

Dans le même temps, le Parlement de Kiev a voté symboliquement l'annulation du référendum en Crimée. Et a menacé de dissoudre l'assemblée de la République autonome de Crimée s'il n'annule pas d'ici mercredi le référendum prévu dimanche dans la péninsule.

Un peu plus tôt dans la matinée, à Moscou, la chambre basse du Parlement russe, la Douma, avait de son côté indiqué qu’elle examinerait le projet de loi sur le rattachement de la Crimée le 21 mars prochain.

Dès menaces dès cette semaine selon Laurent Fabius

Ces nouvelles étapes vers une partition de l'Ukraine interviennent alors qu' invité de France Inter, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a haussé le ton. Réaffirmant que « l’attitude des Russes est inacceptable », le ministre a en effet brandi mardi la menace de nouvelles sanctions à l’encontre de Moscou.

Ces sanctions pourrait même intervenir peut-être « dès cette semaine » si la Russie ne répond pas aux propositions occidentales de « désescalade » en Ukraine a expliqué le ministre français. « Nous avons envoyé par l’intermédiaire de John Kerry (Ndlr : secrétaire d’Etat américain) une proposition aux Russes » en vue d’une « désescalade », a rappelé Laurent Fabius.


Laurent Fabius : "Des sanctions contre la... par franceinter

Gels d’avoirs personnels et sanctions en matière de visas

«  Ils n’ont pas encore répondu. S’ils répondent positivement, John Kerry ira à Moscou, et à ce moment les sanctions ne seront pas immédiates. S’ils ne répondent pas ou s’ils répondent négativement, il y aura un train de sanctions qui peuvent être prises dés cette semaine », a-t-il détaillé.

Toujours selon Laurent Fabius, ces sanctions « consisteront en des gels d’avoirs personnels à l’égard de Russes ou d’Ukrainiens et à des sanctions sur les déplacements, en matière de visas ».

Par ailleurs, le ministre français a réaffirmé également que le référendum décidé en Crimée sur un éventuel rattachement à la Russie était « illégal ». Le seul vote légitime, ce sera celui du 25 mai prochain à l’occasion des élections présidentielles a-t-il encore expliqué en soulignant que l’actuel gouvernement ukrainien avait « toute légitimité ».

De son côté, sur Radio Classique, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, a répété qu’il était favorable à l’idée d’une Ukraine fédérale « avec une quasi autonomie pour la Crimée ». Et d’ajouter que « même si la Crimée vote pour son rattachement à la Russie, Poutine, s’il veut donner un signe de bonne volonté, n’est pas obligé d’accepter ce rattachement »

Vladimir Ianoukovitch promet de revenir à Kiev

A peine plus de 8 minutes ... pour sa deuxième prise de parole depuis Rostov-sur-le-Don en Russie, l'ex-président de l'Ukraine s'est contenté d'une longue déclaration sans se prêter au jeu des questions avec les journalistes, moins nombreux que la fois précédente, qui étaient venus l'écouter.
Debout derrière un pupitre et devant quatre drapeaux ukrainiens, Viktor Ianoukovitch a ainsi réaffirmé qu'il restait président et chef des forces armées de l'Ukraine. Il a aussi jugé illégitime l'élection présidentielle annoncée pour le 25 mai par les nouvelles autorités de Kiev.
"Je rentrerai bientôt à Kiev" a encore affirmé Viktor Ianoukovitch qui a indiqué qu'il s'apprêtait à demander au Congrès, au Sénat et à la Cour suprême des Etats-Unis de qualifier juridiquement les faits qui se sont déroulés en Ukraine.

Source : Google actualité et http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203364540027-ukraine-fabius-evoque-des-nouvelles-sanctions-contre-moscou-des-cette-semaine-656028.php

11.03.2014
 
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